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L’Elan Irlandais (Plus de 2.10m !)

Écrit par: Doug
Publié: 27th January 2021

Avez-vous déjà entendu parler de l’élan irlandais ? C’était une des plus grandes espèces de cervidé ayant jamais existé, qui pouvait atteindre un peu plus de 2.10m au garrot (haut de l’épaule) ! Impressionnant n’est-ce pas ? Malheureusement, cette espèce s’est éteinte, les derniers spécimens disparaissant en Irlande, il y a 11,000 ans.
Dans cet article, nous allons en découvrir plus sur ces animaux fantastiques, d’où venaient-ils, et leur chemin parcouru.

Irish Elk

A quoi ressemblait l’Elan Irlandais ?

Bien que personne vivant aujourd’hui n’ait eu la chance de voir l’élan irlandais dans toute sa splendeur, grâce à un bon nombre de squelettes et fossiles bien préservés,  nous avons une idée précise de ce à quoi il aurait ressemblé à son apogée. Comme dit précédemment, l’élan irlandais était une des plus grandes espèces de cerfs à avoir jamais existé. L’animal moyen aurait atteint environ 2.10m au garrot.

Nous savons aussi que l’élan irlandais portait les bois les plus larges parmi les cerfs connus.
Il y a eu suffisamment de preuves pour nous montrer que ces bois impressionnants pouvaient atteindre jusqu’à 3.65m d’un bout à l’autre, et pouvaient peser le poids incroyable de 40kg. Imaginez à quel point l’élan irlandais devait être fort pour porter ce poids sur sa tête toute la journée !

Avec un poids variant de 450 à 600kg pour la moyenne, mais pouvant atteindre 700kg et plus pour les plus gros individus, l’élan irlandais était le cervinae le plus lourd connu, et le troisième cerf le plus lourd, derrière les espèces Cervalces latifrons et Cervalices scotti, toutes deux éteintes. Chez l’élan irlandais, les mâles étaient bien plus gros que les femelles.

 

Quelques autres particularités du squelette de l’élan Irlandais qui permettent de le reconnaitre :

  • os frontal du crâne concave
  • boîte crânienne proportionnellement longue
  • partie antérieure du crâne proportionnellement courte
  • l’absence de canines supérieures
  • la molarisation de la quatrième prémolaire inférieure
  • épaississement important du crâne
Irish Elk

Anciennes peintures rupestres de l’Elan Irlandais

D’après des peintures rupestres du Paléolithique Supérieur, il semblerait que l’élan irlandais soit de couleur claire. Ces images montrent aussi une bande sombre le long du dos, une rayure sur chaque flanc de l’épaule à la hanche, un collier sombre au niveau de la gorge et une bosse sombre entre les omoplates.

Il y a deux théories concernant l’utilité de cette bosse sur le garrot de l’élan irlandais. La première serait une réserve de graisse. Le fait de la stocker localement plutôt que de la distribuer équitablement aurait pu aider à éviter la surchauffe en cas de course ou de rut pendant l’été.

L’autre théorie fut proposée par le paléontologiste américain Dale Gythrie en 1989. Il suggéra que, comme le bison, la bosse permettait une action d’articulation plus élevée des pattes avant pour augmenter la longueur de la foulée pendant la course.

L’élan irlandais est considéré comme un coureur, c’est à dire qu’il est adapté pour la course et l’endurance, et son physique est souvent comparé au renne.

Où vivait l’Elan Irlandais ?

Cela sonne comme une question piège ! Bien évidemment, ils ont vécu en Irlande. Le nom d’Elan Irlandais vient du fait que leurs fossiles très bien conservés sont communs dans les sédiments lacustres et les tourbières d’Irlande. Mais ils n’étaient pas exclusifs à l’Irlande, et traversèrent beaucoup de pays en leur temps.

L’élan irlandais vécu durant les périodes glacières ce dernier million d’années. Des découvertes suggèrent qu’ils étaient dispersés dans toute l’Europe, l’Asie du Nord et l’Afrique du Nord. Une espèce cousine fut aussi retrouvée en Chine.

Ayant parcouru le chemin de l’Océan Atlantique à l’Ouest, jusqu’au Lac Baïkal en Sibérie à l’Est, on s’est parfois questionné pourquoi ils ne s’aventurèrent jamais plus au nord, dans les steppes à mammouths. L’hypothèse la plus probable est qu’ils préféraient la steppe boisée, composée d’épinettes et de pins épars, ainsi que d’herbes et d’arbustes de basse altitude, y compris des graminées.

La découverte de l’Elan Irlandais

Irish Elk

Bois de l’Elan Irlandais

La première découverte de restes de l’Elan Irlandais laissa la communauté scientifique perplexe. Au début, ils pensèrent qu’ils étaient tombés sur un renne, ou un élan Américain qui réussit à atteindre l’Irlande d’une manière ou d’une autre.

Les écrits les plus vieux de ces découvertes remontent en 1695, lorsque le physicien irlandais Thomas Mollyneaux identifia les bois massifs déterrés à Dublin comme faisant partie de la famille des Élans. La régularité croissante des découvertes de ce genre a conduit les scientifiques à croire que l’élan avait été autrefois abondant en Irlande.

Mais ce n’est pas avant le 19è siècle que l’élan irlandais fut nommé. Le naturaliste français Georges Cuvier étudia les fossiles de plus près dans son laboratoire parisien et déclara que les ossements appartenaient à une espèce qui n’était plus de ce monde. En 1827, Joshua Brookes nomma cette nouvelle espèce Mégalocéros.

Comment l’Élan Irlandais s’est-il éteint ?

Il y a plusieurs théories sur les raisons de l’extinction de l’élan irlandais. Jusqu’à très récemment, on pensa que son extinction eu lieu entre 8,000 et 12,000 ans, mais depuis des ossements furent trouvés en Russie de l’Ouest, et la datation au carbone 14 indique qu’ils ont environ 7,700 ans.

Une possibilité est qu’ils subirent la famine due à l’arrivée d’une période glacière. Nous savons que pendant le Pléistocène Supérieur, il y a eu une réduction de la densité des forêts, ce qui signifie un manque de nourriture. Cette raison fut déjà associée à la diminution du gabarit et de la taille des bois de l’élan irlandais. Nous savons aussi qu’une telle restriction alimentaire a pu diminuer la fertilité des femelles de moitié.

Une autre théorie populaire est que les bois des mâles, atteignant plus de 4 mètres de long, devinrent trop massifs à supporter pour leur tête. On pense que la sélection sexuelle des biches envers les mâles avec des grands bois contribua au développement de ces bois de génération en génération.

Mais cette évolution était inadaptée, car les bois devinrent trop lourds pour que l’élan les supportent, et aussi trop encombrants pour fuir efficacement entre les arbres en cas d’attaque de prédateur.

Même si ces deux raisons ont très certainement contribué au déclin de la population de l’élan irlandais, il est aussi tout à fait possible que l’Humain ait joué un rôle dans cette extinction, par la chasse et  la diminution de leur habitat.

Importance culturelle de l’Elan Irlandais

Le Commerce de l’Élan Irlandais

Le commerce d’ossements d’Elan Irlandais était florissant au 19è siècle, dû à l’abondance de leurs restes en Irlande. Les squelettes et crânes avec les bois encore attachés étaient convoités comme trophées dans les foyers aisés. Les musées et collectionneurs voulaient tous un spécimen, si bien que les ossements restèrent une trouvaille de valeur.

En 1865, un squelette entier pouvait atteindre £30, et les beaux cranes avec des bois £15. £15 représentait plus de 30 semaines de salaires pour un ouvrier de base à l’époque.

La “Philosophical and Literary Society” de Leeds acheta un squelette complet en 1847, de Glennon à Dublin, pour £38. Ce specimen, découvert à Lough Gur près de Limerick est toujours en exposition au « City Museum » de Leeds. Pour savoir comment aller le voir, c’est ICI.

La Collection d’Élan Irlandais

Irish Elk

Quelques élans en exposition au “National Museum of Ireland”

Le “National Museum of Ireland” à Dublin possède une des plus grandes collections du monde d’Elans Irlandais.

Les squelettes sont disposés à travers le musée, en raison de leur taille ils sont difficiles à manquer.

Vous pouvez en savoir plus si vous voulez visiter, ICI.


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Écrit par: Doug


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